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Polaris Sécurité

Entreprise spécialisée dans la sécurité privée, la protection des biens et des personnes

Un service pour les professionnels, les collectivités et les entreprises

accueil – filtrage – surveillance - gardiennage

Évitez la démarque inconnue et les dégradations Avec des agents de sécurité et de prévention

Sécurisez vos sites industriels, tertiaires et surfaces commerciales

agents de sécurité incendie

Nos services SSIAP 1, 2, 3 surveillent, protègent et sécurisent Vos biens et les personnes contre les risques incendie

Contrôle des installations – Rondes de prévention – Intervention & Assistance

sécurisez vos évènements

Assurez le bon déroulement de vos évènements Culturels, sportifs et professionnels

Accueil, filtrage, contrôle et sécurité incendie

Société de sécurité privée à Saint-Cyr-sur-Loire (37)

Polaris Sécurité, société de sécurité privée en Indre-et-Loire 37 près de Tours, met son savoir-faire dans la sécurité privée et le gardiennage auprès des professionnels et des collectivités.

Nos équipes d’hommes et de femmes agents de sécurité sont spécialisées dans la gestion et la prévention des risques (vol, dégradation, incendie...).

Nous assurons la sécurité des biens et des personnes auprès des industries, commerces, dans le domaine tertiaire, ainsi que lors d’évènements.

Également spécialisés dans la sécurité incendie (SSIAP 1, 2, 3), agents cynophiles ou opérateur de vidéoprotection, nos professionnels répondent à vos demandes.

Tous nos agents de sécurité connaissent et respectent chacune des procédures de sécurité du lieu à surveiller et disposent de matériel adapté pour assurer leur mission.

Votre sécurité est notre priorité écoute, professionnalisme et discrétion

Nous mettons tout en œuvre pour vous proposer des prestations de qualité, conformes aux réglementations en vigueur. Nos agents de sécurité, agents cynophiles, agents de sécurité incendie et opérateurs de vidéoprotection ont accès à une formation continue.

Hautement qualifiés, nos spécialistes possèdent tous les moyens techniques et numériques pour répondre à vos demandes de protection des biens et des personnes près de Tours (37).

Un service de qualité

Avant toute mission, un professionnel étudie vos besoins, les potentiels risques et menaces que vous pourriez rencontrer en fonction de votre activité.

Un même interlocuteur vous accompagne de l’étude de votre demande à la mise en œuvre des opérations de sécurité. Un suivi et un accompagnement mensuel sont également réalisés.

Nos équipes garantissent rigueur et professionnalisme tout en assurant la sécurité des biens et des personnes.

Analyse
& Conseils

Nous étudions vos besoins, votre secteur d’activité, votre structure ou l’évènement programmé pour vous proposer une solution adaptée.

Réglementation
& Transparence

Nous vous conseillons et contrôlons le respect des réglementations en vigueur ainsi que des engagements pris auprès de vous.

Suivi
& Qualité

Nous réalisons un audit mensuel afin de faire le point ensemble sur les interventions, les problèmes rencontrés…

Activités
& Informations

Accédez en temps réel au planning de nos agents de sécurité et vérifiez l’identité de chaque intervenant présent.

Formation & Accompagnement

Nos agents sont formés afin de garantir la qualité des prestations. Les formations sont obligatoires et en lien avec votre activité.

Impact
& Image

Nos agents possèdent une tenue complète, haut de gamme, adaptée à votre demande et à votre structure afin de facilement les identifier.

Nos domaines de compétences

agent de sécurité

Nos agents de sécurité assurent le service de sécurité et de gardiennage des sites industriels, tertiaires ainsi que les surfaces commerciales.

Ils assurent l’accueil, le filtrage, la surveillance générale, le secours et l’assistance aux personnes ainsi que la protection en cas d’accident ou d’évènement exceptionnel.

  • Contrôle d’accès
  • Filtrage de personnes
  • Empêcher les vols
  • Éviter les dégradations
  • Assistance à la personne

agent de sécurité
SSIAP

Titulaires du diplôme de Sécurité Incendie et de Service à la Personne (SSIAP 1, 2, 3), nos agents de sécurité incendie assurent la prévention, la protection et les interventions en sécurité incendie dans les établissements recevant du public.

Nos agents de sécurité incendie interviennent 24h / 24, 7j / 7.

  • Prévenance des incendies
  • Évacuation des individus
  • Alerte des secours
  • Assistance des personnes

agent de sécurité
évènementiel

Nos agents de sécurité évènementielle assurent la prévention et la sécurité lors d’évènements culturels, sportifs ou encore professionnels.

Ils assurent l’accueil des personnes, le contrôle et assurent la sûreté et/ou la sécurité incendie pour que vos évènements se déroulent dans les meilleures conditions.

  • Contrôle des accès
  • Accueil et surveillance
  • Vérification des installations
  • Gestion de la foule
  • Action en cas d’urgence

agent de sécurité
cynophile

Les agents cynophiles constituent un véritable binôme avec leur chien. Ils maximisent les qualités naturelles du chien et jouent un rôle tant préventif que dissuasif.

Ensemble, ils assurent la surveillance de sites et des périmètres dont ils ont la garde. Ils détectent toute présence suspecte.

  • Rondes de prévention
  • Détection de danger
  • Intervention & rapidité
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nos actualités

Justice des mineurs : répondez à un appel à projet de recherche

09 août 2022

La direction de la protection judiciaire de la jeunesse (DPJJ) lance un appel à projet de recherche. Celui-ci porte sur les violences qui peuvent se présenter en établissement de placement éducatif. Vous avez jusqu'au 12 septembre 2022 pour y répondre.
L'appel à projet « Violence » porte sur la problématique des violences qui peuvent se présenter en établissement de placement éducatif. Il questionne les conditions d’émergence de ces incidents et cible les moyens de maîtriser les impacts de tels évènements sur les personnels, les jeunes et la mission éducative.
Plus important encore, ce travail de recherche vise à identifier les moyens de prévenir la survenue de ces débordements pour faire disparaître l’enjeu des violences du parcours des jeunes suivis par la PJJ, alors même que c’est une problématique à laquelle ils ont souvent été confrontés. L’équipe de recherche retenue verra son projet financé à hauteur de 60.000 € TTC.

Les dossiers doivent être envoyés avant le 12 septembre 2022, 17 h.

Consultation sur l'avant-projet de réforme du droit des contrats

28 juillet 2022

La direction des affaires civiles et du sceau lance une consultation publique sur l'avant-projet de réforme du droit des contrats spéciaux
Le droit commun des contrats a été modernisé en profondeur par l’ordonnance du 10 février 2016 portant réforme du droit des contrats, du régime général et de la preuve des obligations, ratifiée par la loi du 20 avril 2018. En revanche, les dispositions relatives à certains contrats, dits spéciaux, régis par le code civil, datent pour beaucoup de 1804 et ne correspondent plus aux besoins de la vie économique et sociale du XXIe siècle. Pourtant, ces contrats sont utilisés quotidiennement dans la pratique, tant dans la vie des affaires que pour répondre à des besoins d’ordre privé.
Ces dispositions méritent dès lors d’être modernisées pour être mises en conformité avec les évolutions jurisprudentielles et refléter davantage l’importance acquise par certains contrats considérés comme mineurs en 1804. Il apparaît également nécessaire de mettre en cohérence les règles applicables aux contrats spéciaux avec celles du droit commun des contrats issues de l’ordonnance du 10 février 2016.
Pour réfléchir à une telle réforme, la direction des affaires civiles et du sceau a mis en place, en avril 2020, un groupe de travail présidé par professeur Philippe Stoffel-Munck et composé d’universitaires et de praticiens.
Ce groupe de travail a ainsi élaboré un avant-projet de réforme du droit des contrats spéciaux, dont le périmètre inclut les dispositions relatives à la vente et à l’échange, au bail, au contrat d’entreprise, au prêt, au dépôt, aux contrats aléatoires et au mandat. Cet avant-projet reprend en substance les textes diffusés en avril et en mai derniers en y apportant quelques modifications.
Deux versions de cet avant-projet ont été rédigées :

Les professionnels du droit, les acteurs économiques et les universitaires sont invités à adresser leurs observations sur cet avant-projet ainsi que tous éléments permettant de contribuer à mesurer concrètement l’impact économique, financier et social de ces propositions avant le 18 novembre 2022.
Les contributions sont à adresser à l’adresse mail suivante :
consultation-contratsspeciaux.dacs@justice.gouv.fr

Bulletin officiel du 28 juillet 2022

28 juillet 2022


1. Directives, instructions, circulaires, notes

Direction de l'administration pénitentiaire
Circulaire du 18 juillet 2022 relative à l’organisation du travail en détention NOR : JUSK2221734C et annexes
Direction de la protection judiciaire de la jeunesse
Note du 21 juillet 2022 relative à la mise en œuvre par les services de la direction de la protection judiciaire de la jeunesse du contrôle des antécédents judiciaires des professionnels et bénévoles des établissements et des services intervenant auprès des mineurs dans un cadre judiciaire NOR : JUSF2221181N et annexe
 

2. Arrêtés et décisions non publiés au JORF

Conseil d'Etat
Délégations de signature
Décision du 22 juillet 2022 portant délégation de signature NOR : JUST2221875S
 
Secrétariat général
Comités techniques
Arrêté du 19 juillet 2022 fixant la liste des organisations syndicales et de leurs représentants aptes à siéger au sein du comité technique d'administration centrale NOR : JUST2221298A
Direction de l'administration pénitentiaire
Délégations de signature
Arrêté du 1er juillet 2022 portant délégation de signature du directeur de l'Ecole nationale d'administration pénitentiaire NOR : JUSK2220731A
Direction des services judiciaires
Régies
Arrêté du 21 juillet 2022 portant cessation de fonctions et nomination (régisseurs d'avances et de recettes) au tribunal judiciaire de Bobigny NOR : JUSB2221886A
Arrêté du 22 juillet 2022 portant cessation de fonction (régisseurs d'avances et de recettes) au tribunal judiciaire de Saint-Denis de la Réunion NOR : JUSB2221954A
Arrêté du 22 juillet 2022 portant cessation de fonctions et nominations (régisseurs d'avances et de recettes) à l'annexe du tribunal judiciaire de Blois NOR : JUSB2221959A
 
 
 
 

Présidence française du conseil de l'union européenne 2022

28 juillet 2022

Du 1er janvier 2022 au 30 juin 2022, la présidence française du Conseil de l'Union européenne (PFUE) a impliqué l'ensemble des services du ministère de la Justice et les professions judiciaires qui se sont mobilisés de manière exemplaire pour faire de cette présidence une réussite.

Affaire Christian Ranucci : une erreur judiciaire ?

27 juillet 2022

L'affaire Christian Ranucci : une erreur judiciaire ou la cristallisation du mouvement abolitionniste ? Retour sur le procès de l'avant-dernier condamné à mort suite à la disparition et l'assassinat de Marie-Dolorès Rambla, 8 ans, à Marseille.
Le 3 juin 1974, peu après 11 h, est signalée la disparition de Marie Dolores, 8 ans, alors qu’elle jouait au pied de son immeuble avec son petit frère, Jean, 6 ans. Un homme serait venu trouver les deux enfants, demandant de l’aide pour retrouver son chien disparu. Il aurait alors séparé Marie-Dolorès de son frère, et l’aurait emporté dans sa voiture.
Plus tard dans la journée, à une vingtaine de kilomètres de Marseille, un automobiliste brûle un stop et provoque un accident avant de prendre la fuite. Des témoins prennent en chasse le chauffard.Ils le retrouvent deux kilomètres plus loin, s’éloignant de son véhicule, un paquet volumineux sous le bras. Le lendemain, à l’annonce de la disparition de l’enfant, les témoins de l’accident se rendent à la gendarmerie pour signaler le comportement étrange de l’automobiliste. Christian Ranucci est identifié comme propriétaire de la voiture. Peu après 15 h, le corps de Marie-Dolorès est retrouvé, lacéré de coups de couteaux, à proximité des lieux de l’accident, ainsi qu’un pull-over rouge. Ranucci est arrêté à 18h15.

Des zones d'ombre dans l'enquête
Après deux jours d’interrogatoire, Christian Ranucci avoue avoir tué Marie-Dolorès et avoir jeté l’arme dans un tas de fumier. Le couteau est retrouvée par les gendarmes, Ranucci la reconnaît. Plus tard, après une reconstitution des faits, il se rétractera sur ses aveux, niant sa culpabilité, dénonçant les méthodes des policiers. Seront pointées par ailleurs, quelques zones d’ombre de l’enquête : les deux seuls témoins du rapt, le petit frère Jean et un garagiste, ne reconnaissent pas Ranucci lors de la confrontation, et mentionnent dans leurs dépositions que l’auteur de l’enlèvement conduisait une Simca 1100, alors que la voiture de Christian Ranucci est un coupé 307 Peugeot. Ces témoins ne seront jamais entendus par la juge d’instruction. Les témoins de l’accident de voiture, eux, reviendront à trois reprises sur leur déposition, quant au fameux pull-over rouge retrouvé sur les lieux du crime, il semblerait qu’aucun lien ne le mène à Ranucci.
Un procès sous haute tension
Le procès, sous haute tension médiatique et populaire, se tient deux ans après les faits, les 9 et 10 mars 1976. Ranucci est accusé de l’enlèvement et du meurtre de Marie-Dolorès. Maître Le Forsonney, qui était jusqu’alors en charge de la défense de Christian Ranucci, cède la main à son confrère et aîné, maître Paul Lombard qui décide de plaider l’innocence. Celui-ci parlera a posteriori d’une « mise à mort programmée ».Il décide, la veille, d’inviter des journalistes à son domicile pour dénoncer la diabolisation de Ranucci. Il ouvrira sa longue plaidoirie sur le portrait de maître Collard, avocat de la partie civile, Armand Viala, l’avocat général qui requiert la peine capitale, et Christian Ranucci lui-même.
L'opinion publique, partie prenante du procès
Aux portes du tribunal, une foule impatiente réclame la peine capitale contre Ranucci. À l’époque, une autre affaire exarcebe la colère de l'opinion publique : celle de Patrick Henry, accusé du meurtre du petit Philippe, 7 ans. Il échappera à la peine de mort. Pas Christian Ranucci.
Armand Viala confessera par la suite : « On se trouve presque dans l’obligation de requérir la peine de mort, pour la famille, pour la petite et pour l’opinion publique. De quoi j’aurais eu l’air, moi, si j’avais demandé 15 jours de prison avec sursis ? ».
Maître Collard, à la partie civile, plaide pour que Ranucci vive. Il affirme que les parents de la petite Marie-Dolorès ne désirent pas la peine à mort. Pour autant, Christian Ranucci est condamné à la peine capitale le 10 mars 1976. Ni le témoin convoqué par la défense - une pièce maiîresse qui se révèlera un échec - ni l’attitude jugée arrogante de l’accusé changeront le verdict.
Ce procès illustre encore aujourd’hui, malgré lui, la justice comme une justice d’hommes, potentiellement faillible, car l’histoire du pull-over rouge racontée par Gilles Perrault plongera la société dans le doute de la culpabilité de Ranucci et la famille de la victime dans une douleur immense.
 
Chronique rédigée par Claire Cohadon, étudiante en matsre de science politique

Le procès d'Eugène Weidmann, le tueur "au regard de velours"

19 juillet 2022

Mars 1939 : dans quelques mois, la France entrera en guerre. Mais, pour le moment, le territoire français se passionne pour les six meurtres commis par l'Allemand Eugène Weidmann. Il comparait devant la cour d'assises de Seine-et-Oise, à Versailles. Le pays suit attentivement son procès et attend avec impatience le jugement de ce tueur au regard de velours.
Eugène Weidmann est né à Francfort en 1908 dans une famille de bourgeois catholiques. Après deux peines de prison pour vol en bande organisée au Canada et en Allemagne, il arrive en France lors de l’Exposition universelle de 1937, où il se fait passer pour un interprète. Profitant de son physique avantageux, de son intelligence et de sa maîtrise parfaite de l’anglais, Eugène Weidmann séduit de riches touristes étrangers venus à Paris pour l’occasion et les enlève pour des rançons dérisoires. Avec l’aide de Jean Blanc et Roger Million, deux anciens codétenus devenus complices, il les séquestre àLa Voulzie, une villa louée à la Celle-Saint-Cloud, avant de les délester de leur argent et de les tuer.
En décembre 1937, Eugène Weidmann est arrêté pour l‘assassinat de l’agent immobilier Raymond Lesorbe. Interrogé, il avouera non seulement ce meurtre, mais également cinq autres, portant la liste des victimes au nombre de six. Les policiers chargés de l’enquête retrouvent alors, enterrés dans le jardin deLa Voulzie, le corps de la danseuse américaine Joan de Koven et de l’émigré communiste allemand Fritz Frommer. L’inculpé avoue également les meurtres de l’imprésario Roger Leblond, du chauffeur Joseph Couffy, et plus tard, de l’Alsacienne Jeannine Keller Blast. La plupart de ces crimes auraient été, de son propre aveu, motivés par une pulsion du mal qui le conduit à tuer malgré lui. Certains d’avoir été retrouvés, ses complices se livrent également à la police.
Pendant des mois, et malgré l’horreur de ces crimes, l’affaire fascine la presse qui se laisse séduire par "ce tueur au regard de velours". Sa personnalité schizophrène alliant sens de la mesure, maîtrise de soi et folie meurtrière passionne le grand public. Pour les médias, il s’agit de la plus grande série de meurtres commis depuis Landru.

Un procès suivi de près
Après plus d’un an d’instruction, le procès d’Eugène Weidmann et de ses complices s’ouvre au début du mois de mars 1939 devant les jurés de Seine-et-Oise. L’audience fait salle comble. Les weidminettes, amoureuses transies du criminel, sont là. De nombreux journalistes se sont également déplacés pour couvrir l’événement. Parmi eux, la célèbre écrivaine Colette est envoyée par Pierre Lazareff pour écrire des articles dans "Paris-Soir".
Lorsque les accusés apparaissent devant les jurés, un sentiment traverse la salle d’audience : celui d’une grande répulsion pour les crimes, mais d’une attirance pour le jeune Allemand. Qualifiés de dégénéré supérieur par les psychiatres, l’attitude de Weidmann au procès est à la fois douce et heureuse, si bien que le public a du mal à croire qu’un assassin puisse se cacher derrière cet homme.
Sa défense est composée de trois ténors du barreau, dont l’illustre maître Moro-Giafferi. Dans sa plaidoirie, long pamphlet politique de plus de deux heures et demi, le pénaliste reconnaît les crimes de Weidmann, mais demande de ne pas le condamner à mort. Il base son argumentaire sur le fait que la peine absolue exige la responsabilité totale. Maître Géraud, avocat de Million, charge quant à lui Weidmann, affirmant que son client est innocent.
Le 31 mars 1939, le jury se retire pour délibérer. À minuit, le verdict tombe : Million et Weidmann, qui accueillent cela avec un petit sourire, sont condamnés à mort, Blanc à 20 mois de prison ferme. Les deux premiers hommes se pourvoient en cassation sans succès. Les avocats tentent un dernier recours auprès d'Albert Lebrun, président de la République. La grâce est accordée à Million, mais refusée pour Weidmann, qui est ensuite incarcéré à la prison Saint-Pierre de Versailles en attendant sa sentence.
Une exécution qui choque l’opinion
L’heure de l'exécution est fixée à 4h30, le 17 juin 1939, place André-Mignot à Versailles. Cependant, une grossière erreur est commise sur l’heure du lever du soleil. En principe, les condamnés sont guillotinés peu avant l’aurore. Là, il fait déjà grand jour quand on réveille Weidmann. Celui-ci apparaît au seuil de la porte de prison et est aussitôt précipité sur la bascule. La police a du mal à contenir la foule qui se masse à quelques mètres seulement de la guillotine. Le couperet tombe. Les conditions de lumière permettent la prise de nombreuses photographies et même d’un film. La foule est hystérique, le désordre total. Des spectateurs trempent leurs mouchoirs dans le sang de Weidmann pour en garder un souvenir.
Scandalisé par ces images, le Premier ministre Edouard Daladier publie quelques jours plus tard un décret qui relègue l’usage de la guillotine à l’intérieur des prisons. L’exécution d’Eugène Weidmann est donc considérée la dernière exécution publique en France.
 
Chronique rédigée par Margaux Coudour, étudiante en master 2 de science politique

La liste des infractions en vigueur de la nomenclature NATINF

15 juillet 2022

NATINF est la nomenclature des natures d'infraction (NATure d'INFraction). Cette nomenclature est définie par le ministère de la Justice. Elle est utilisée par l'ensemble des services judiciaires et des administrations notamment pour enregistrer une procédure, assurer le suivi statistique, etc. Découvrez cette liste.

 
Le document mis en ligne ici contient l’ensemble des infractions pénales, douanières et fiscales en vigueur recensées dans la nomenclature NATINF.
La liste des infractions est présentée en plusieurs colonnes :

  • le n° qui lui est attribué dans la nomenclature,
  • la qualification simplifiée de l’infraction (description du comportement punissable en 210 caractères maximum),
  • la nature de l’infraction (classification selon sa gravité dans l’échelle des peines),
  • les références des articles qui définissent l’infraction (le comportement punissable),
  • les références des articles qui édictent les peines (principales et complémentaires) encourues.
Les codes et types de textes non codifiés étant indiqués en abrégé dans les deux dernières colonnes de la liste des infractions, un glossaire présente les libellés officiels correspondant aux mnémoniques ou abréviations des textes visés dans le premier fichier, regroupés en codes, textes non codifiés nationaux et textes non codifiés internationaux.  
La liste des infractions en vigueur est mise à jour chaque trimestre. Celle des types de textes est mise à jour lorsqu’un nouveau code comporte des dispositions pénales.
 
 

La récidive des sortants de prison

12 juillet 2022

Parmi les sortants de prison de 2016, 32,9 % ont commis une nouvelle infraction dans l'année suivant leur libération, sanctionnée par une condamnation enregistrée au casier judiciaire national. Cette proportion est de 45,4 % dans les 24 mois suivant la libération pour les détenus sortis en 2016.
Lire le document
 
 
 
 
 
 

Open data

11 juillet 2022

Le ministère de la Justice, la Cour de cassation et le Conseil d'État publient les résultats de leurs travaux sur l'éthique de la réutilisation des décisions de justice. État des lieux des risques et des enjeux ainsi que des différents instruments de régulation possibles.

 
La mise à disposition du public des décisions de justice pose un certain nombre de questions éthiques quant à la manière dont ces données peuvent être réutilisées comme le traitement des données personnelles, les enjeux de l'intelligence artificielle appliquée aux décisions ou encore la manière dont cette mise à disposition questionne l'office du juge.
Le ministère de la Justice, la Cour de Cassation et le Conseil d'État ont conduit une réflexion approfondie en lien avec les acteurs de la réutilisation des données (monde de la recherche, avocats, éditeurs et legaltech) pour dresser un état des lieux des risques et identifier les moyens possibles de régulation.
Les résultats de leurs travaux sont rendus publics.
 

 
>> En savoir plus sur l’open data des décisions de justice
 

Village recrutement du 14 juillet

08 juillet 2022

Troisième force de sécurité intérieure, l'administration pénitentiaire sera présente, le 14 juillet, au village recrutement installé à l'Hôtel national des Invalides. Toute la journée, des personnels pénitentiaires présenteront les métiers des filières « surveillance » et « insertion ». Les candidats potentiels pourront entrer dans le vif du sujet avec deux démonstrations des équipes régionales d'intervention et de sécurité (ERIS).
Directeur des services pénitentiaires, surveillant ou lieutenant pénitentiaire, directeur ou conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation : toutes les missions et le savoir-faire des métiers de la filière surveillance et de la filière insertion seront présentés le 14 juillet par la direction de l’administration pénitentiaire du ministère de la Justice. Au sein du village recrutement installé dans la cour d’honneur de l’Hôtel national des Invalides, une grande tente aux couleurs de l’administration pénitentiaire accueillera les visiteurs.
Quizz, jeux et mises en situation permettront aux candidats potentiels de mieux appréhender les contours de ces métiers et de se projeter. Quatre agents de la direction interrégionale des services pénitentiaires de Paris seront présents tout au long de la journée pour répondre à leurs interrogations, qu’il s’agisse des concours permettant d’accéder à ces métiers ou des formations qui suivent la réussite aux concours.
Pour entrer dans le vif du sujet, deux démonstrations des équipes régionales d’intervention et de sécurité (ERIS) de Lille auront lieu à 16 h 05 et 17 h 30. Les ERIS ont été créées en 2003 pour renforcer la sécurité des établissements pénitentiaires et intervenir rapidement en cas de troubles graves. Ces équipes sontconstituées de personnels de surveillance de l’administration pénitentiaire spécialement recrutés et formés pour faire face aux situations de crise.
Ces démonstrations auront lieu dans les jardins nord des Invalides, aux côtés de l’équipe militaire de rugby, le XV du Pacifique et du Bagad (ensemble de musique bretonne) de Lann-Bihoué de la marinenationale française.
 

 
La formation des personnels de l’administration pénitentiaire est dispensée à l’École nationale d’administration pénitentiaire (Enap), à Agen. La durée de la formation varie en fonction de la filière et du métier.
En savoir plus sur les métiers de l’administration pénitentiaire sur lajusticerecrute.fr
 
 

Stand de l’administration pénitentiaire – 2021

L. Dhervilly, Haute-Fonctionnaire à l'égalité

07 juillet 2022

Madame Laetitia Dhervilly a été nommée le 5 juillet Haute-Fonctionnaire à l'égalité femmes-hommes du ministère par Eric Dupond-Moretti, garde des Sceaux, ministre de la Justice.
Laetitia Dhervilly a exercé pendant 15 ans des fonctions de magistrat du parquet en région parisienne, en charge du traitement de la délinquance quotidienne, puis pendant 5 ans de la criminalité organisée à Paris et en particulier des dossiers de traite des êtres humains et d’exploitation sexuelle des jeunes femmes. Elle deviendra ensuite la cheffe de la section des mineurs au parquet de Paris. Sous-directrice de la formation continue à l’Ecole Nationale de la Magistrature, elle y lancera le kit de formation dédié aux violences au sein du couple, permettant à tous les magistrats et partenaires de la justice d’être formés au traitement judiciaire des violences intrafamiliales et à la prise en charge des victimes. Depuis 2020, en sa qualité de Conseillère politique judiciaire de la jeunesse et transformation numérique au sein du Cabinet du Garde des sceaux, elle avait en charge notamment des travaux normatifs qui ont abouti au vote de la loi du 21 avril 2021 protégeant les mineurs contre les violences sexuelles et l’inceste, au décret du 23 novembre 2021 visant à renforcer l’effectivité des droits des personnes victimes d’infractions au sein du couple et de la famille.
Engagée de longue date dans la lutte contre les violences subies par les femmes, Laetitia Dhervilly a également mesuré les enjeux de l’égalité et de la diversité au sein du ministère de la justice en exerçant des fonctions managériales auprès d’équipes confrontées à l’intensité des fonctions de l’urgence pénale. Comment assurer une égalité d’accès aux métiers de la justice et aux fonctions à haute responsabilité ? Comment garantir la diversité dans tous les métiers au sein du Ministère de la justice ?
Laëtitia Dhervilly se dit déterminée à poursuivre son action au côté du Garde des Sceaux pour développer les deux axes de sa nouvelle mission : renforcer l’attractivité de tous les métiers de la justice pour les femmes et pour les hommes, en veillant à promouvoir l’égalité d’accès aux métiers et aux responsabilités professionnelles, et mettre en œuvre les priorités fixées par le Garde des Sceaux dans le cadre du plan de lutte interministériel contre les violences subies par les femmes : violences sexuelles et sexistes, violences au sein du couple, violences intrafamiliales. La feuille de route ambitieuse en faveur d’une action judiciaire réactive dans tous les territoires de la République sera menée en s’appuyant sur les travaux menés par le secrétariat général, les directions du ministère et leurs réseaux, les écoles de formation, les représentants de toutes les professions du droit et le réseau associatif.

14 juillet : « Partager la flamme »

06 juillet 2022

Le 14 juillet 2022, une délégation de l'administration pénitentiaire défilera sur les Champs-Elysées. Troisième force de sécurité intérieure, l'administration pénitentiaire assure des missions essentielles au service de la Nation : surveiller, réinsérer et prévenir la récidive. Forts d'une formation rigoureuse de trois semaines, les 52 défilants seront fiers de porter les valeurs de l'administration pénitentiaire : exemplarité, dignité, respect.

La délégation pénitentiaire au défilé du 14 juillet 2021 - Crédit : D. MARCHAL/DICOM/MJ

Porter les valeurs de d’administration pénitentiaire
En 2016, l’administration pénitentiaire descendait les Champs-Elysées pour la première fois de son histoire, aux côtés des forces armées et de sécurité intérieure. Deux ans plus tard, le président de la République décidait qu’elle serait désormais systématiquement représentée lors de ce rendez-vous des Français avec leur armée.
Le 14 juillet 2022, les personnels pénitentiaires défileront donc pour la septième fois. La délégation sélectionnée est composée de 52 personnels pénitentiaires : chef de corps, directeur des services pénitentiaires, personnels du corps de commandement, du corps d’encadrement et d’application, élèves surveillants de la 211e promotion. Tous ont à cœur d’être les ambassadeurs de l’administration pénitentiaire dans ce cadre hautement symbolique et prestigieux. Dans ce contexte, un engagement total et un comportement exemplaire sont attendus de leur part.

La délégation pénitentiaire 2022 à l'entrainement à l'ENAP - Crédit photo ENAP
S’insérer dans un tel dispositif nécessite de se familiariser avec un certain nombre d’éléments. C’est pourquoi une équipe spécifique de l’École nationale d’administration pénitentiaire (ENAP) accompagne et entraîne les défilants depuis le 21 juin. Sur le site de l’ENAP à Agen, les agents apprennent à marcher au pas cadencé et à défiler en groupe dans un schéma défini selon un dispositif militaire. À partir du 7 juillet, la formation en région parisienne sera réservée aux répétitions et aux repérages sur site, en présence des autres unités.
Dispositif de revue des troupes, dispositif de défilé, ordre serré, initiation aux grades militaires, conseils sur le maintien en condition physique notamment, cette formation de trois semaines permet aux membres du groupe de s’approprier les codes indispensables mais aussi d’apprendre à se connaître et à développer l’esprit d’équipe.

Nouvelles missions, nouveaux métiers
Depuis 1911, l’administration pénitentiaire est placée sous l’autorité du garde des Sceaux, ministre de la Justice. Troisième force de sécurité intérieure, elle compte 43 000 personnels pénitentiaires qui participent à l’exécution des décisions pénales, agissent pour l’insertion et la réinsertion des personnes suivies en luttant contre la récidive et exercent une mission de sécurité publique. Depuis plusieurs années, les métiers et les missions évoluent, se spécialisent, se diversifient : surveillants pénitentiaires, gradés, officiers côtoient analystes du renseignement pénitentiaire, équipes de sécurité pénitentiaire (ERIS), brigades cynotechniques…
Abdelhamid, Lucille, Nicolas, Emrick ou Audreyappartiennent à la filière de surveillance qui assure notamment la gestion quotidienne des personnes confiées par l’autorité judiciaire. Ils sont 1er surveillants ou élèves-surveillants. Et pour eux, défiler le 14 juillet représente « un honneur et une fierté ».
« Partager la flamme » est le slogan choisi cette année, en référence à la flamme des Jeux Olympiques et Paralympiques que la France accueillera en 2024 ; un hommage aussi à la flamme de la Nation et à la Résistance.
Nul doute que les défilants auront à cœur d’en porter haut les couleurs.

La délégation pénitentiaire au défilé du 14 juillet 2021 - Crédit : D. MARCHAL/DICOM/MJ
 

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